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Depuis cinq ans, Jony Ive et Marc Newson développent en toute discrétion cette vision. Dès l’origine, l’ambition était claire: la transition vers l’électromobilité ne devait en aucun cas affaiblir le lien émotionnel entre le conducteur et la machine. Le studio LoveFrom a ainsi bénéficié d’une liberté totale pour repenser l’architecture des interfaces.

Il en résulte un cockpit où matériel et logiciel fusionnent en une entité cohérente, pensée comme un tout. Ici, le luxe ne s’exprime pas par la profusion d’écrans, mais par la qualité des matériaux et la précision de chaque interaction. 

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Ferrari ©
L'équipe (de gauche à droite) : Benedetto Vigna, John Elkann, Flavio Manzoni, Jony Ive et Marc Newson

Le nouveau langage formel prend le contre-pied de l’uniformité des surfaces lisses. Au cœur de l’habitacle, des commandes usinées avec une précision extrême – boutons, molettes et interrupteurs en aluminium massif fraisés CNC – structure l’espace. Chaque geste procure un retour haptique qui rappelle la franchise mécanique des monoplaces de Formule 1 d’autrefois. Cette approche revendique un véritable attachement au savoir-faire: les commandes du binnacle, du panneau de contrôle et de la console centrale sont organisées de manière logique et différenciées au toucher, permettant une utilisation intuitive sans quitter la route des yeux. Le recours au verre Corning® Gorilla® Glass pour les écrans et la clé souligne cette exigence: ne retenir que les matériaux les plus avancés de notre époque. 

L’interface: une expérience spatiale

Sur le plan technologique, Ferrari Luce s’appuie sur une collaboration avec Samsung Display. Le binnacle, solidaire des mouvements du volant, intègre des écrans OLED superposés qui, grâce à trois découpes précises dans le panneau supérieur, offrent une lecture quasi tridimensionnelle des données de conduite. Le traitement graphique s’éloigne volontairement des tendances contemporaines pour renouer avec les typographies historiques de Ferrari et l’esthétique des schémas d’ingénierie italiens. Cette sobriété visuelle poursuit un objectif clair: réduire la charge cognitive et concentrer l’attention sur l’essentiel – la conduite. 

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Ferrari ©

L’électrification comme opportunité créative

Avec Ferrari Luce, l’électrification n’est pas perçue comme une contrainte, mais comme un catalyseur d’excellence. Elle cristallise tradition, ingénierie de pointe et design d’interface de dernière génération en une vision cohérente. Jony Ive et Marc Newson réussissent ainsi à transposer l’ADN émotionnel de la marque dans une nouvelle ère, où le luxe reste profondément tangible. Une Ferrari demeure une Ferrari – précisément parce qu’elle continue, même à l’âge numérique, de se vivre avec tous les sens.

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Ferrari ©

Hard Facts: aperçu des interfaces de la Luce

  • e‑Manettino: trois modes (Range, Tour, Perfo) pour optimiser performance et autonomie. 
  • Palettes magnétiques: gestion manuelle du couple avec retour adaptif. 
  • Binnacle display: OLED multicouche solidaire de la colonne de direction; affichage hybride analogique-numérique.
  • Levier de lancement au pavillon: mécanisme de traction mécanique pour des départs haute performance. 
  • LAVU (Vision Unit): trois caméras pour la télémétrie en temps réel et la capture de «memories».
  • Matériaux: aluminium 100 % recyclé, travaillé à la main, verre Corning® Gorilla® Glass, cuir italien. 

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