Le moment idéal pour des escapades hors saison aux quatre coins du monde: voici nos conseils pour mai et juin.
Partir au cœur de la nuit polaire? Vivre plusieurs jours en mode marmotte, sans le moindre stress? L’idée séduit. Le cadre parfait: une de ces cabanes de pêcheurs peintes d’un rouge profond dans les îles Lofoten, où des sommets acérés émergent la mer de Norvège comme des dents de requin et où des villages colorés s’accrochent au littoral. L’été, la région se remplit vite – la Scandinavie a la cote à mesure que les températures grimpent ailleurs. L’hiver, en revanche, les journées très courtes ramènent le calme. Les applications météo annoncent zéro heure d’ensoleillement en moyenne. Ou, plus poétiquement: une lueur irréelle enveloppe les îles, le lever et le coucher du soleil se confondent, et la glace devient l’écrin d’une lumière violette. Explorer le Grand Nord en hiver s’inscrit dans une tendance nette: le voyage hors saison. Les raisons sont nombreuses – surtourisme, vols à bas prix, boom persistant des déplacement et modes de vie plus flexibles. En haute saison, tout se concentre. Les atouts de la basse saison sont évidents: hôtels plus abordables, réservations facilitées, sites moins fréquentés. Les habitants eux-mêmes lèvent le pied. Dans le même temps, les changements climatiques redessinent les périodes idéales de voyage. Reste une question essentielle : quand partir, et où, pour en profiter au mieux ?
Mai: Bahamas
«Shoulder Season»: ainsi appelle-t-on l’intersaison en anglais. Dans les Caraïbes, en mai, nul besoin pourtant de lutter contre les vents. Aux Bahamas, la saison des ouragans ne débute officiellement qu’en juin. Une période qui mêle certes quelques incertitudes, mais surtout de belles opportunités. Hôtels et vols régionaux affichent des tarifs réduits, et les plages retrouvent leur tranquillité. Harbour Island – prisée des jeunes mariés et célèbre pour son sable rose – se révèle alors encore plus envoûtante. Sous un ciel parfois voilé, le contraste entre la mer turquoise et le sable rosé – dû aux minuscules coquilles de foraminifères – gagne en intensité.
Juin: Maldives
Lorsque les nuages de mousson d’accumulent d’abord contre les Ghâts occidentaux en Inde, puis le long de l’Himalaya, les pluies peuvent être abondantes. Les Maldives, avec leurs atolls plats, opposent moins de résistance: les nuages de la mousson du sud-ouest – appelé localement «Hulhangu» – poursuivent leur route sans s’attarder. Résultat: un ciel souvent voilé, une humidité plus élevée et quelques averses passagères, généralement sans excès. Les îles, comme les jumelles Chill et Play – rares à posséder une véritable couverture forestière – se parent d’un vert éclatant. Les surfeurs, eux, profitent de vagues plus généreuses. Là aussi, l’équation est simple: moins de visiteurs, des prix attractifs. Et soudain, luxe et budget ne s’opposent plus.
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